Interview

UJO

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La sorti de son EP « 333 » nous avait agréablement surpris. Un premier projet que l’on avait chroniquer d’ascenseur émotionnel avec un style accrocheur. Il sent suivra une signature avec le label Moose Records. Échange de bons mots avec Ujo.


PlayMyKick : Quels sont tes premiers coups de foudres musicaux ?

Ujo : Alors pour commencer, j’ai beaucoup écouté de metal et de hip-hop étant plus jeune puis petit à petit, j’ai eu la chance d’avoir mon voisin (Andy Collet) qui m’a initié sur des producteurs comme J dilla, Madlib9th wonder sur lequel j’ai passé tout mon lycée a squatter les beatapes dans le bus, la cour partout enfaite.

Le type avait composé une instru de malade derrière une MPD 24 et franchement, ça m’avait laissé bouche bée. La machine était à la maison la semaine qui suivait.

Pmk : Comment es-tu arrivé dans la production ?

U : Comme la majorité des prodo, on est tous passés sur garage band à faire des loops dans tous les sens puis le véritable déclic est venu sur une vidéo youtube qu’on matait avec un pote de wasiu m brion. Le type avait composé une instru de malade derrière une MPD 24 et franchement, ça m’avait laissé bouche bée. La machine était à la maison la semaine qui suivait.

Pmk : Quelle est la première chose à laquelle tu penses quand tu composes ?

U : Réellement, aucune. Je vois où ça m’amène justement, ça peut commencer d’une voie, comme d’une batterie ou de n’importe quoi, c’est vraiment sur le moment et le mood actuel. Je recherche pas à créer quelque chose de bien défini, j’essaie de m’amuser sur ce qui arrive.

Pmk : Tes inspirations sont très larges, d’ailleurs qu’est-ce que tu dirais si tu devais les résumer ?

U : Pour la musique en elle-même, je recherche quelque chose d’original qui retransmet une émotion, un vécu. Ce n’est pas ça le but de la musique justement ?

Pmk : Il y a eu un avant et un après Ujo, à quoi correspond ce changement ?

U : Ce changement est du un a une evolution personnel, je composais avant sous le nom de SuGar qui était plus accés sur de la trap musique puis au cours de l’année 2015, j’ai vécu beaucoup de changement au sein de ma vie personnel et professionnel qui m’ont naturellement orienté vers un nouveau projet.

Pmk : Le titre de ton EP : « 333 » est plutôt énigmatique, qu’est-ce qui se cache derrière ?

U : Le chiffre 333 n’est pas un hasard. C’est un symbole de résurrection, ayant vécu dans une famille ou la spiritualité est très importante, 333 est un nombre de ressourcement, de haute vibration, c’est pour cela que je le trouvais adéquat pour le projet.

Pmk : Justement, tu as exploré les sensations de diverses émotions à l’intérieur, peux-tu nous en dire plus là-dessus ?

U : Oui et non quelque part, je voulais simplement retranscrire un mood dans lequel chacun peut s’identifier. C’est tout d’abord un projet personnel en effet, mais mon but était de pouvoir créer un univers ou tout le monde pouvais s’identifier, par exemple dans « Childhood », l’ambiance est très joyeuse et mélancolique, je voulais recréer l’ambiance dans lequel tu étais entant gosse lors de tes aventures avec tes potes, c’est aussi simple que ça.

Pmk : Quel bilan tires-tu de ton premier EP ?

U : Positif. Les gens ont compris le projet, la diversité et ou je voulais l’amener, j’ai eu des bons retours par rapport a ça et ça m’encourage d’avantage a recréer.

les artistes de Moose ont toujours été une grosse source d’inspiration en particulier Andrea, j’ai toujours été bluffé sur sa façon de composer,

Pmk : Tu as récemment rejoint le rooster Moose Records, on imagine ton enthousiasme, quel est ton état d’esprit à présent ?

U : Ça été la cerise sur le gâteau, des que j’ai appris la nouvelle, j’étais comme un gosse le jour de Noel haha, pour l’état d’esprit, je me sens plus tranquille. Les artistes de Moose ont toujours été une grosse source d’inspiration en particulier Andrea, j’ai toujours été bluffé sur sa façon de composer, il a une vibe très puissante et tranquille a la fois et je suis vraiment content de me savoir au côté d’artiste pareil.

Pmk : Quel regard portes-tu sur ce label ?

U : Je trouve que Moose est réellement la musique du futur, car il recherche quelque chose de très naturel a travers leur découverte. Ils ont un regard très avant-gardiste sur l’évolution de la musique, ils sont très ouverts a toutes sortes de sonorités, de styles et c’est pour cela que l’avenir du label est entre de bonne main. Merci a Julia Losfelt au passage pour la vision qu’elle apporte.

Pmk : Comment s’est faite la connexion ?

U : De manière organique, je dirais, un des managers a re posté un de mes sons sur son soundcloud, puis la suite s’est fait a travers quelques échanges sur FB. Et nous y voilâmes.

Pmk : Le lieu où tu as grandi semble important, pour quelles raisons ?

U : J’ai eu la chance d’avoir grandis dans une région montagnarde, a Megève, ou il regne une certaine tranquilité. C’est un lieu ou il y 5000 habitants a l’année a tout péter avec un paysage de malade, des grands espaces ou te peut te ressourcer à tous moment. Je suis maintenant sur Lyon, mais j’y retourne régulièrement, car c’est devenu un besoin de se vider, de profiter de l’instant présent là ou tu as grandi.

Pmk : Quelle serait ta collaboration de rêve ?

U : Darude ou Skrillex for sure, en vrai travailler avec Flying Lotus serai un accomplissement, c’est « monsieur ». Puis aussi avec mes collegues du label comme Andrea, oui.

Pmk : Quels sont tes prochains projets ?

U : J’ai simplement l’idée et l’ambiance du projet, ça devrait arriver debut 2016 dans un autre format que d’habitude.
Pmk : Autre chose dont tu voudrais parler ?
U : Remercier les personnes qui m’ont soutenu depuis le début, a la Ratchet Lab (G5), Moose Records et a toi pour ce moment !

Thomas, 14 Septembre 2015.


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