Chronique

BLACK MARBLE COLLECTIVE VOL. 3

BLACK MARBLE COLLECTIVE VOL. 3


La dernière compilation de Black Marble Collective le label de Californie, fondé par Stvy Rvre, revient avec le volume 3 regroupent 19 tracks sélectionnées au peigne fin.

Black Marble Collective Volume III vient définitivement mettre les points sur les “I” et les barres sur les “T” en proposant un panel d’inspiration relativement large, bien évidemment quelques tracks inhérentes viennent changer la donne pour casser la routine, tirant l’ensemble vers l’enthousiasme général. Le vrai point fort tient dans son agencement, entre jeunes premiers et producteurs reconnus : cela se marie parfaitement. Et là encore c’est très bien calculé, notre lot de rookies s’affirme après plusieurs écoutes comme des artistes à follow. Passer chaque titres un par un ou en revue n’apporterait rien de plus aux auditeurs. Mieux vaut se faire soi-même sa propre idée, en laissant la liberté à l’internaute de partir à la découverte de chaque producteur pour mieux apprécier les nuances de leurs talents et se livrer au petit jeu des comparaisons. Attardons nous seulement sur trois titres :

Tout d’abord, la 10ème track « Misogi & Andrea – LOVE U (Goldwater Flip) ». La collaboration du Parisien Andrea et du Londonien Misogi, revisiter par Goldwater est un succès. La musicalité très smooth et suave nous met direct dans le bain. Les auditeurs sont entièrement séduits lors de l’écoute. Les beats et vocals lents donnent beaucoup de charme à la mélodie et amènent à un attrait particulier depuis que le bouton play est enclenché.

Ensuite, la 13ème track, « UUU – FAITHLESS ». Qui se cache derrière UUU ? Ben Clarke et Jared Collins, deux artistes qui intègrent des enregistrements ambiants, des synthés chill, des vocaux et certains instruments dans leur musique. « Faithless » est une musique qui se développe tout au long de l’écoute. Piano et murmures chantants au début, puis un rythme beaucoup plus prononcé par la suite.

Et enfin, la 14ème piste, signée par l’artiste Canadien : « Boogie Howser – Evergreen Fog Mountain ». Ici, les sonorités mystiques et fantastiques ouvrent la porte d’un monde imaginaire très plaisant. Ce producteur nous surprend même pendant l’écoute en changeant la cadence de la mélodie, par rajout d’élément ou substitution, tout en restant dans cette ambiance propice à la vision de l’immensité d’un songe.

On appréciera tout au long de ces dix-neuf titres la qualité de la sélection qui joue sur la formule de la variété. Eclectique au premier abord mais complémentaire sur la durée, le Vol. 3 entame d’une belle manière un moyen d’assoir un peu plus la réputation du label. Stvy Rvre prouve l’étendue de son talent de fondateur, en alignant son savoir-faire d’homme de l’ombre au grand jour.


Jessica, le 24 Août 2015.


 

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