Chronique

BLACK MARBLE VOL. 4

BLACK MARBLE VOL. 4


Certaines compilations tiennent une place à part dans nos colonnes. On avait déjà abordé l’entité Black Marble avec un zoom sur le volume 3 et la richesse qui l’accompagne. Toujours aussi curieux, on a voulu savoir ce que nous réservait le Volume 4.


Thomas, le 15 Février 2016.


Toujours aussi intrigant, Black Marble ne change pas son fusil d’épaule et, fidèle à sa ligne de conduite on retrouve donc le même état d’esprit couteau suisse dans des tons Dance Music and Bass, avec un grain de folie en plus. Ce quinze titres surprendra autant qu’il étonne, si bien qu’à chaque nouveau titre on se demande bien quelle nouvelle surprise STVY RVRE va sortir de son chapeau magique. Avec un ensemble clairement pensé et une écoute collective en atout principal, il réside dans sa capacité à créer une ambiance pour bouger jusqu’au petit matin. Parfois clubbing ou festive, au choix, les amateurs du genre apprécierons les différentes tracks prévues à cet effet. Quelques fois éberluée avec des boucles nerveusement tapageuses, à d’autres moments plus “cassage de nuque” avec un spasme effréné, c’est l’énergie redoublement efficace qui s’empare de la baffle de votre salon. Les basses magnétiques exacerbant la caisse claire et la grosse caisse laissent une trace indélébile et enthousiaste dans les neurones, « Porn Klan & Kill The Bass Gostosim » en est un pure exemple.

Mais ce bon vieux STVY RVRE ne pouvait pas juste se contenter de faire groover la foule en délire. Non, bien évidemment il a su intercaler quelques pistes à la vibe plus lente et plus soul pour faire aérer l’ensemble, ce qui démontrera au passage une bonne science de tracklist avec un sens du déséquilibre bien maîtrisé. Mention spéciale pour El Blanco Niño et Dnszlsk qui abattent deux cartes à contre courant du reste, en trouvant un écho plus large en amenant un peu de douceur dans cette liste frénétique.

Plus qu’une compilation, ce dernier volume s’affirme plutôt comme un laboratoire pour les expérimentations sonores les plus folles. Comme annoncé dans l’une de nos interviewsBlack Marble est bien décidé à bousculer les codes établis avec des compositions très avant-gardistes et des mélanges des genres à 360 degrés d’influences, ou tout simplement un producteur qui a trouvé une marque de fabrique avec une identité un poil, plus démarquée.


Thomas, le 14 Mars 2016.


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