Interview

BROTHEL

BROTHEL


Aussi énigmatique qu’intrigant la production de Brothel, fascine autant qu’elle questionne. Échange expresse avec l’un des nouveaux corner de la trap. 


PlayMyKick : Qu‘est-ce qui t’attire dans la production ?

Brothel : J‘aime produire par ce que je peux faire, tout ce que je veux et personne na rien à me dire.

Pmk : Te souviens-tu avec quelle sample, tu as commencé à produire ?

B : La première fois que j’ai touché un sample, sa devait être sur Lex Luger 808.

Pmk : La définition du mot « brothel » est plutôt ambiguë, pourquoi avoir choisi un tel surnom ?

B : Honnêtement, le nom n’a aucun sens du tout … Je veux dire que nous savons tous ce qu’est un bordel, mais quand j’ai créé mon soundcloud je n’avait pas pensé à un nom. À l’époque, le wifi des voisins était bordel … Et j’étais comme baiser. Je pense que ça m’a travaillé.

Pmk : D’ailleurs peux-tu nous expliquer ce qu’est le amstergang ?

B : Amstergang est une famille de producteurs, c’est un collectif basse d’Amsterdam à la recherche des nouveaux producteurs de bass motivés comme mon bro Apex Rise. Sans eux, les deux dernières années n’erraient pas était aussi si grandes.

Pmk : Quand on écoute ta musique, on ressent une dimension très mystérieuse et trash, est-ce une marque de fabrique ?

B : Je ne dirais pas que c’est une marque de commerce. Je veux juste faire ce que je ressens à la fin de la journée, mais je ne suis pas vraiment pour faire un certain type de son en particulier, mais les chansons « trash » sont mes préférés. Je veux juste prendre du plaisir avec les auditeurs, sans me prendre trop sérieux sinon quel plaisir, prenez-vous ?

Je veux juste prendre du plaisir avec les auditeurs,

Pmk : On te sent aussi très inspirer par la scène trap, quels sont les artistes qui t’on marquer ?

B : Je n’ai pas forcement de référence mais si je devais répondre je dirais, c’est le coté percussion de la trap qui m’a vraiment fait entrer en elle.

c’est le coté percussion de la trap qui m’a vraiment fait entrer en elle.

Pmk : Je me demander aussi si tu avais la volonté d’amener la trap ailleurs, sur des terrains encore inconnus ?

B : Je dirais que j’ai à cœur d’aller n’importe où, mais vous découvrirez la prochaine étape. Vous allez voir beaucoup de bordels de partout.

Pmk : Le morceau « live Long » pour Kamandi est très intriguant, comme une sorte de cérémonie. Quel souvenir retiens-tu ?

B : J‘aime ce que j’ai fait avec Kamandi ! C’était une putain d’inspiration et c’est l’un des producteurs les plus humbles que je connaisse.

Pmk : Malgré ton exposition, tu n’as rejoint aucun label. Pourquoi ?

B : Je ne veux pas me vendre trop tôt et dépendre d’une étiquette. Mais si je signe un contrat, je perds toutes les autres chances de travailler avec les autres. Donc je ne veux jamais être coincé, vous savez jamais ce que chacun d’entre eux peut offrir. Plutôt faire de bonnes connexions avec tous et recevoir leur soutien en retour.  

 Je ne veux pas me vendre trop tôt et dépendre d’une étiquette.

Pmk : On arrive vers la fin de l’année. Quel son tes meilleurs souvenirs musicaux de 2016 ?

B : La croissance de cette année a été la meilleure chose à mon avis et probablement les lives aussi.

Pmk : Tu nous réserves quoi pour 2017 ?

B : Beaucoup de choses pour 2017, ca sera une grande surprise.


Thomas, 30 Décembre 2016.


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