Interview

EVIL NEEDLE

EVIL NEEDLE


Il y a quelques années en arrières Evil Needle été l’un des rare producteur de la région du Haut-Rhin. Aujourd’hui membre essentiel de l’équipe Soulection et de Hw&w, il revient sur son parcours, sa musique, ses goûts et ses références avec un packet de collaboration de haute volée.


PlayMyKick : Quelle est ta première claque musicale ? Celle qui t’a fait aimer la musique.

Evil Needle : Le hip-hop des années 90 a été mon premier vrai amour musical. J’ai commencé par écouter les sons mainstream à la Wu-Tang, puis j’ai découvert une web radio qui diffusait des artistes plus underground. Par la suite je n’ai jamais vraiment décroché de ce style d’ailleur et je le produis encore de temps en temps.

Pmk : J’ai vu que tu été originaire de Strasbourg, comment ce sont passé t’es début musical là-bas ?

E : En fait je ne viens pas du tout de Strasbourg. A l’époque j’habitais dans un petit village paumé que personne connaissait et du coup j’ai mis la prochaine plus grande ville sur les réseaux. Mon lieu de résidence était dans le Haut-Rhin, près de la frontière allemande. Les débuts ont été très isolé, car personne dans mon entourage écoutait ou produisait du hip-hop. Néenmoins je pense que ca m’a aidé a créer mon propre truc, comparé a ajourd’hui ou tout le monde passe son temps a copier le style des autres.

Pmk : Tu étais d’abord Dj ou compositeur à la base ?

E : J’ai commencé à tâter un petit programme de ‘composition’ mais je suis passé en mode DJ par la suite. Quelque année après je suis revenu vers la composition musicale puisque le DJ’ing n’étais pas assez complet à mon goût.

Joe m’a ensuite présenté les mecs de HW&W qui étaient déjà implanté

Pmk : Être sur Soulection et Hw&w à la fois, c’est rare. Comment c’est passer la rencontre avec chacun d’entre eux ?

E : A l’époque de ma rencontre de Joe Kay, Soulection était juste une idée qu’il voulait réaliser et il m’a contacté par Soundcloud. Joe m’a ensuite présenté les mecs de HW&W qui étaient déjà implanté depuis quelque années et faisaient des releases. Il pensait que ça pourrais m’intéresser de collaborer avec eux et m’a mis en relation avec eux.

Pmk : Ce sont deux gros labels, tu dois être l’un des rares producteurs français si ce n’est le seul, à pouvoir tant vanter ?

E : J’avoue que c’est assez étrange mais ceci est dû au fait que j’ai été présent depuis le début. Les 2 labels étaient des potos à l’époque mais leur chemins se sont séparés par la suite. Je me suis donc retrouvé entre 2 chaises et il était hors de question pour moi de choisir un camp. Finalement tout le monde était plus ou moins d’accord avec cette décision. A ce jour je ne pense pas que ce soit encore possible pour des nouveaux artistes. On va dire que je suis une exception.

Pmk : Quel à été leur implication sur ta carrière ?

E : Ca a certainement aidé je ne peux pas le nier.

J’ai voulu faire un album un peu « random »

Pmk : Parlons un peu musique, quel à été le point de départ d’Abyssal ?

E :  J’ai voulu faire un album un peu « random » qui condense tous mes styles de production différents, mais plus profond qu’avant. D’où le nom Abyssal.

Mon style va certainement s’adapter aux tendance du moment mais au fond ce sera toujours ma patte artistique.

Pmk : C’est ton sixième album, tu commences à rentrer dans la longévité. Est ce que tu ressens une pression que tu n’avais pas avant ou au contraire l’expérience te permet d’être plus libre ?

E :  Je n’ai jamais ressentie une réelle pression, j’ai toujours fait ce que j’ai envie de faire et ca a fonctionné depuis le début. Mon style va certainement s’adapter aux tendance du moment mais au fond ce sera toujours ma patte artistique.

Pmk : En l’écoutant, j’ai un eu la sensation que malgré les années, tu arrives à rester pertinent en ne voulais pas te reposer sur t’es acquis ?

E : A la base l’album sonnait totalement différent. Il était pratiquement fini quand je me suis demandé s’il était réellement assez bon. Etant donné le nom et sa signification j’ai décidé de tout recommencer à zéro. Donc oui j’ai bien voulu proposer un style qui reste moi-même en sonnant plus moderne qu’avant.

J’aime tout autant faire du Dilla que de la Future Beats.

Pmk : D’ailleurs au vu de ta discographie, on sent l’importance de jamais faire la même chose. Une perpétuelle envie de se renouveler ?

E : C’est plus dû au différents influences et styles que j’ai. J’aime tout autant faire du Dilla que de la Future Beats. J’ai toujours été comme ca.

Pmk : Il y a t’il encore d’autre terrain jeux sonores inexplorés, avec les quel tu voudrais jouer ?

E : Carrément. Le côté House ou bien encore Drum and Bass est certainement quelque chose que j’adore et que j’aimerais ajouter dans mes albums plus tard.

Pmk : Tu as collaboré et partager la scène avec pas de beau monde. Tu peux nous raconter un ou deux moments marquant ?

E : Quand j’ai voulu collaborer avec Carmack je lui avait envoyé un son pratiquement fini et lui il m’a renvoyé son interprétation du morceau. C’étais assez impressionnant puisqu’il a totalement réussi a garder l’ambiance du titre original tout en ajoutant sa patte musicale. Finalement j’ai juste eu à structurer et a ajouter deux, trois éléments et le morceau était fini.

Pmk : J’ai lu dans un autre interview que ta première scène été Goldlink, Iamnobodi et Waldo ça devais être assez énorme pour une première ?

E : Oui ca a été assez impressionnant. J’étais nerveusement caché derrière mon Macbook mais quand la foule s’est mis à sauter de partout ca m’a tout de suite enlevé la peur et m’a grandement aidé par la suite.

Pmk : Quel sont t’es projets pour 2018 ?

E : Je suis entrain de préparer un petit EP qui j’espère verra le jour d’ici la fin de l’année. Une tournée en amérique serait une chose que j’aimerais bien réaliser aussi


Thomas, le 24 Novembre 2017.


 

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