Interview

KHAMSIN

KHAMSIN


Avec seulement 6 remixes, il a réussi à se faire un nom. Échange de quelques mots avec Khamsin.


PlayMyKick : Quel est le projet qui t’a fait le plus aimer la production ?

Khamsin : Réponse clichée : Les Daft Punk.

Pmk : Tu es originaire de Montpellier, comment se passe la scène Future Beat là-bas ?

K : La scène est quasi inexistante, pour vulgariser c’est : soit techno, soit trap. Les organisateurs qui ont le plus de pouvoir font toujours jouer le même style d’artistes, de ce fait, on a un public quasi peu ou pas éduqué aux nouveaux styles de musique. Mais les choses sont en train de changer, pas mal de gars sont en train de faire bouger les choses, des mecs sur-motivés qui donnent leur chance à ceux qui débutent ou innovent (shoutout aux potos Ethic CallGold Prospector & Electrodidact) !

Pmk : Est-ce que tu écoutes les producteurs des environs ?

K : Yes, je me suis fait pote avec quelques producteurs de Montpellier, notamment MiddleStuOfframp & ASDEK. Et il doit y en avoir bien d’autres je n’en doute pas !

Pmk : “Acte 1” Compile 6, gros remix, as-tu eu des retours des personnes concernées ?

K : Oui ! Jakubi et MOONZz par exemple m’avaient demandé de les remixer. Je sais que Grimes et Point Point ont bien aimé les remix aussi car j’ai pu avoir des retours.

Pmk : C’est ton seul vrai projet, pourtant tu as réussi à fédérer aux audimats, as-tu été surpris du succès ?

K : C’est assez cool en effet, je ne m’attendais pas à autant, surtout sur le remix de Point Point.

Pmk : Après cela, le remix devient un peu ta marque de fabrique, non ?

K : Nooooon. Même si pour l’instant on pourrait croire que c’est le cas, j’ai des tas de projets originaux qui arrivent.

Pmk : Et comment choisis-tu un morceau pour faire un remix ? Y-a-t’il des critères précis à respecter ?

K : C’est en général les voix, ou la vibe générale du son, j’essaie d’y voir comment je pourrais la calquer dans mon style musical. Il n’y a pas de schéma défini, c’est au feeling.

Pmk : Comment as-tu rejoint le label Yunizon ?

K : David, le fondateur qui aujourd’hui est mon manager, est l’une des personnes à qui je dois énormément. On a travaillé sur ma musique & sur la direction artistique du projet ensemble, et de l’autre côté je l’ai aidé pendant une période au développement du label (ce qui était très formateur). Aujourd’hui, le label a une bonne team, et je ne les remercierai jamais assez de tout ce qu’ils font pour moi !

Non sérieux je pense que c’est mes deux remixes préférés qu’il ait pu faire.

Pmk : Récemment, Kultur a publié deux remix, quel est ton regard dessus ?

K : C’est. Un. Taré. Haha Non sérieux je pense que c’est mes deux remixes préférés qu’il ait pu faire.

Pmk : Justement, comment s’est faite la rencontre avec Kultur ?

K : Cela remonte à quelques années déjà, il m’avait contacté pour des conseils sur la production etc. Et puis quand il a changé de nom pour Kultur, c’est nos ambitions communes qui ont fait qu’on est devenus potes.

le maitre mot pour chacun d’entre nous en s’engageant dans ce concept c’est : sortir de notre zone de confort.

Pmk : Au quotidien, être le 1/5 de Slowhours, ça consiste en quoi ?

K : Au quotidien, c’est une convers de groupe Facebook qui n’a aucun sens ahah ! Plus sérieusement, c’est une bande de potes avec qui j’essaie de faire des sons assez ‘expérimentaux’, le maitre mot pour chacun d’entre nous en s’engageant dans ce concept c’est : sortir de notre zone de confort. En produisant des sons qui ne ressemblent pas forcément à nos projets initiaux respectifs.

Pmk : Y-a-t’il d’autres collectifs qui t’inspirent aujourd’hui ?

K : Grave, que ce soit pour la musique que pour l’image qu’ils dégagent, il y a L’ordre, Moving Castle et le collectif qu’on est en train de former avec Yunizon.

Pmk : Tu tournes beaucoup en Dj Set, pourtant le mix c’est quelque chose que tu ne mets pas trop en avant, pourquoi ?

K : Ah, je sais pas, je ne me suis pas vraiment posé la question. Mais c’est sur que je serais plus enclin à mettre en avant le live sur lequel je bosse sur un live (qui arrive après l’EP).

Pmk : Tu as partagé la scène avec Da-P et Maximus, quel souvenir en gardes-tu ?

K : Sur scène, un Maximus déchainé qui t’enchaine les gros sons trap et un Da-p qui te place des rewind au calme, j’ai adoré ! En privé, des gars cool & pas prise de tête avec qui j’ai mangé les meilleurs hamburgers de Montpellier ahah.

Pmk : Est-ce qu’on peut en savoir un peu plus sur l’EP « Début », ça va ressembler à quoi ?

K : Il arrive dans les deux prochains mois, j’ai mis du temps à le faire car ce fut plus qu’un EP pour moi, c’était une réelle remise en question. C’était un super exercice pour trouver ma direction artistique, et j’ai ainsi pu collaborer avec des artistes talentueux qui seront présents sur l’EP, j’en dis pas plus ! Ahah


Thomas, le 7 Mars 2016.


 

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