Chronique

LATE JUNE & RAINWORLD EP

LATE JUNE & RAINWORLD EP


Après une longue préparation du terrain, le producteur de Auckland poursuit dans sa lignée avec une tape d’un savoureux spleen faisant tomber la pluie et la mélancolie entre les notes de piano dans un roman en slow motion« Rainworld » est le dernier chapitre d’un livre musical donc Late June a composé chaque page. Naviguant habilement entre le lo-fi, chillout et l’ambiant sur un fond de vécu personnel, ce court format est radicalement minimaliste pour garder une émotion sincère et puissante, qui s’échoue sur le rivage d’une rupture sentimentale. Ce jeune compositeur a aligné les tracks les uns derrières les autres après être passé par la case ex-petit copain, utilisant la musique comme une psychanalyse réparatrice en tempo basse altitude. La dernière piste joue le rôle d’un dénouement puissant et fort tel un opéra baroque conçu comme un ensemble cohérent et indivisible avec un sens profond de la modulation et du scènar’ en plaçant des inserts vocaux entre chaque morceau pour cimenter le tout et trouver un équilibre dans une œuvre intimiste. Toujours captivant, l’histoire continue de mener sa barque entre désenchantement et tristesse des mauvais jours, en affichant une maîtrise de bout en bout, construite brique par brique.


Thomas, le 17 Septembre 2017.


 

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