Chronique

UN LONG DIMANCHE DE MELANCOLIE AVEC LATE JUNE

UN LONG DIMANCHE DE MELANCOLIE AVEC LATE JUNE


Voilà cinq mois que Late June peint une ​love-story musicale digne des plus grands romans. Poussé par une mélancolie débordante, le producteur de Nouvelle-Zélande glisse piste sur piste dans une douce inspiration sombre et lascive. Alors un souffle exquis, murmuré par des notes sensuelles, nous plonge dans un ​clair-obscur d’une playlist ​où chaque track représente un acte scénarisé d’un film en noir et blanc, immortalisant les émotions d’un long dimanche pluvieux. Très vite embarqués par ​des combinaisons puissantes, faisant le pont entre minimal, chill et Lo-fi, on se prend à observer le paysage sonore qui défile dans la position du passager côté-vitre du train en marche. La ballade prend forme sous un spleen contagieux, les pulsations laissent place à la nostalgie des premiers jours et la minutie des accords classiques est un perpétuel va-et-vient extrêmement touchant, offrant finalement une pointe d’optimiste. Pas à pas, on se retrouvera surpris par le charme d’une composition dénuée de tous surplus, n’attachant de l’importance qu’à l’essentiel, à contre-courant du reste, dévoilant des ambiances imagées et contagieuses. Voici​ ​une​ ​compilation​ ​qui​ ​vous​ ​rappellera​ ​les​ ​premiers​ ​regards ​d’une​ ​relation​ ​intense.


Thomas, le 29 Août 2017.


à lire aussi