Chronique

LES PEPITES SONORES DE KATUCHAT

LES PEPITES SONORES DE KATUCHAT


Lapis Lazuli voilà un nom aussi intriguant que difficile a prononcé, c’est un surement le nom d’un tableau d’art expressionniste ou tout simplement le dernier Ep de Katuchat, est ça lui va plutôt bien.



S’adressant avant tout à l’auditeur attentif, le producteur de Tours cultive toujours autant son côté ovni avec l’imbrication de beats langoureux très fluides sur un rythme soutenu, le tout porter par des guitares et il n’en faudra pas moins pour être conquis. Sa démarche contemplative ainsi que ces influences japonaises nous poussent dans un ailleurs, un petit bijou d’efficacité qu’on ne demande qu’à réécouter. Une production assez inhabituelle, qui confirme deux choses : son affection pour la recherche, celle de la jonction sonore et sa prise de la maturité. La composition se veut de rien avant plus riche avec un R majuscule. Beaucoup plus complet que ces précédant projets, derrière Lapis Lazuli se cache une inspiration gonflée à bloc, sa principale qualité. Tout y est posé mais, tout y est intriguant. Les croisements tombent toujours juste et le sniper de chez Moose Records prend plaisir lâcher du skill sans broncher. Comme fil rouge, son travail de chercheur de pépite sonore est omniprésent juste qu’en en être la raison d’être de l’œuvre. On ne boudera non plus, notre plaisir du featuring avec Weird Inside, pour une production à quatre mains.

En tentant beaucoup plus de choses, ce cinq titres capte l’attention et sens bon la fraicheur de l’innovation à plein nez, justifiant au passage les un an d’attente. Alors, un simple constat s’impose Katuchat à du style à revendre, c’est sans aucun doute la bonne news de la rentrée.


Thomas, le 12 Septembre 2016.


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