Interview

LE SATELLITE MASS FLOW

LE SATELLITE MASS FLOW


Motivée par la passion et l’envie du partage, une nouvelle artère parisienne voit le jour tel un satellite de producteur Soundcloud sous l’appellation Mass Flow. En bons intrigués que nous sommes, on est allés poser quelques questions à son fondateur Thomas Fontana.


PlayMyKick : Pour ceux qui ne connaissent pas le concept, peux-tu te lancer dans un petit récit de présentation de Mass Flow ?

Thomas : Bien sûr, Mass Flow c’est donc un collectif d’artistes, label. L’idée de ce projet, c’est de réunir des artistes, de les aider à se développer, en favorisant l’entraide entre producteurs, et de leur proposer un projet commun qui est de produire régulièrement du contenu : tracks et mixs.

Pmk : Comment es-tu arrivé à t’investir dans ce projet ?

T : En tant que producteur, ça faisait un moment que j’avais envie de créer un projet de ce genre, et ça m’a semblé être le bon moment il y a quelques mois.

Pmk : De quelle manière te connectes-tu avec les producteurs et comment sont-ils devenus un des membres de Mass Flow ?

T : Je les contacte essentiellement via Soundcloud, ou sur les réseaux sociaux. Les premiers à avoir rejoint Mass Flow étaient des artistes avec qui j’étais déjà en contact depuis un moment, et je pensais que ce serait cool de faire un truc avec eux.

De temps en temps, on fait des « sessions de production », où on se challenge de produire chacun un track selon certaines règles : comme l’utilisation de samples, et / ou d’un tempo précis par exemple.

Pmk : Ça t’arrive souvent de guider un artiste sur la manière d’aborder une prod’ ou de poser un sample ?

T : Oui et non. De temps en temps, on fait des « sessions de production », où on se challenge de produire chacun un track selon certaines règles : comme l’utilisation de samples, et / ou d’un tempo précis par exemple. Ça nous pousse à aborder une prod’ d’une autre façon.

Pmk : Comment se passe la conception d’un épisode, ainsi que les compilations ?

T : Pour les mixs, qui sont majoritairement produits par Hachente, c’est une combinaison entre des tracks qu’on a découverts et qu’on aime, et des morceaux qu’on a produits avec une part de tracks unreleased.

Pour les compilations ça va devenir de plus en plus un mélange entre des artistes émergeants qu’on soutient, et des artistes déjà un peu plus connus.

Pmk : Êtes-vous assidus du net des forums spécialisés et autres techniques pour digger ? Si oui, lesquels ?

T : Personnellement, j’ai pas de forums spécialisés, mais je passe beaucoup de temps sur Soundcloud que je trouve être encore un très bon outil pour découvrir de nouveaux artistes. C’est toujours un moyen relativement efficace pour partager ses prods, et donc pour en découvrir d’autres.

Pmk : En termes de radios, quelle était ta source d’inspiration ?

T : J’avais pas de source d’inspiration en particulier, même si ce que fait Joe Kay avec Soulection Radio nous a sûrement un peu aidés à trouver nos marques. Par contre, on a pas mal discuté en amont de la façon dont on pourrait faire les mixs.

il faut que ça reste un truc cool et amusant à préparer pour nous.

Pmk :  À l’inverse, quels étaient les types d’écueils que tu voulais le plus évité ?

T : C’est toujours le cas et c’est qu’il faut que ça reste un truc cool et amusant à préparer pour nous. Si un jour c’est plus le cas, ça perdra de son intérêt.

Pmk : La combinaison Radio show et collectif, c’est un peu une obligation de nos jours ?

T : C’était plus une envie qu’une obligation pour nous. On voulait partager des mixs parce qu’on avait envie de proposer un format supplémentaire en plus des compilations, et non pas parce qu’on pensait que c’était une nécessité pour un collectif.

C’est l’aventure collective qui est une prolongation de mon activité de producteur.

Pmk :  Parallèlement, tu es également producteur, est-ce une prolongation de cette aventure collective ?

T : C’est l’aventure collective qui est une prolongation de mon activité de producteur. C’est en étant producteur que j’ai eu l’idée et l’envie de lancer Mass Flow.

Pmk :  Est-ce que ça t’a ouvert des portes pour tes projets persos ?

T : On commence à jouer plus régulièrement et aussi à organiser nos events, donc ça m’a permis d’avoir une actualité plus riche.

Pmk : Si un jour, tu devais faire écouter un de tes morceaux à un inconnu, lequel recommanderais-tu en premier ?

T : Probablement Warm Memory.

Pmk :  Quels sont les artistes que tu n’as pas encore invités et qu’il te tarde de croiser ?

T : Sur la scène française, je dirais Phazz et Evil Needle que je suis depuis longtemps, et dont j’aime beaucoup la musique. À l’étranger, et même si on a encore un peu de chemin à faire, définitivement Mr Carmack et Kaytranada.


Thomas, le 9 Novembre 2017.


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