Interview

NUDE

NUDE


Histoire de boucler la boucle avec la sortie de son EP « Naturalness », Nude a bien voulu répondre à quelques-unes de nos interrogations, avec une spontanéité à plein temps.


PlayMyKick : Quelle fut ta première rencontre avec la musique ?

Nude : Ma première réelle rencontre qui a fait que j’ai voulu me mettre à la musique fut un concert de jazz joué par les profs de l’école de musique de ma ville dans mon école primaire. J’avais 6 ans. Et aussi mes parents qui m’ont toujours mis des disques dans les oreilles depuis mon plus jeune âge.

Pmk : À quel moment as-tu commencé à faire des productions ?

N : J’ai réellement commencé à m’intéresser à la production à l’âge de 17-18 ans.

Pmk : Y a-t-il eu un élément déclencheur ?

N : Un ami avec qui je faisais du skate et qui était un peu plus âgé que moi m’avait montré ce qu’il avait fait sur ableton live, ça m’a tout de suite donné envie, on peut dire que c’est donc en partie grâce à lui.

Pmk : Plutôt à la recherche de samples ou de tes compos persos ?

N : Depuis que j’ai démarré le projet Nude, je me focalise énormément sur mes compos perso. Il peut arriver quand même que parfois j’utilise des samples de voix connues pour certains gimmick.

Pmk : Quel est ton background musical ?

N : J’ai fait de la batterie de mes 7 ans à mes 18 ans à l’école de musique puis au conservatoire. J’ai eu plusieurs groupes de musique essentiellement rock, puis une fois que j’ai commencé à la MAO l’autonomie que je pouvais avoir m’a énormément plu. Ne pas être toujours obligé de dépendre des autres et avancer sur ton projet comme tu l’entends !

Pmk : Dans quelles conditions composes-tu ?

N : Je n’ai pas vraiment de conditions particulières, c’est plutôt en fonction de mon inspiration mais j’ai remarqué que j’étais relativement efficace quand je suis dans le train ou dans mon studio chez moi quand il est bien rangé. Ça peut paraître étrange mais quand il y a trop de choses autour de moi, j’arrive moins à me concentrer sur mes productions.

Pmk : Si tu devais décrire ton style en 5 mots ?

N : Chill, soulful, canapé, émotion, amour.

Pmk : Quel état des lieux fais-tu de ton deuxième EP Naturalness ?

N : Je dirais qu’il me ressemble particulièrement. J’arrive vraiment bien à m’identifier à travers lui. Et ça a été un réel plaisir que de produire cet EP, je me suis vraiment éclaté.

Comme si ma production “électronique” avait toujours besoin de la présence d’une vie humaine.

Pmk : On a la sensation que l’utilisation des voix a été un élément très important, n’est-ce pas ?

N : Complètement, j’ai d’ailleurs souvent du mal à ne pas en mettre sur mes productions, j’ai besoin de ce côté très humain. Comme si ma production “électronique” avait toujours besoin de la présence d’une vie humaine.

Pmk : Justement coté voix, comment s’est présenté le feat avec Jeune Faune ? Et pourquoi ce choix ?

N : Un peu par hasard. Ça faisait un moment que j’entendais parler de lui à travers son ami Manast, avec qui je travaille également (Sortie d’un EP commun le 27 Octobre) et on s’est vraiment super bien entendu, la même vision des choses musicalement parlant, ça s’est fait donc tout naturellement.

Pmk : On retrouve une sorte de continuité avec ton premier EP No Aire, une poussée vers la quiétude. C’est une marque de fabrique ?

N : Oui, c’est un peu ce à quoi j’inspire dans la vie.

J’aime la simplicité. C’est étonnant que vous ayez remarqué ça mais ça me fait vraiment plaisir car c’est vraiment ce que j’aimerais que l’on comprenne à travers l’écoute de mon travail.

Pmk : Il y a aussi une empreinte d’un style qui se veut très soft et humble, peux-tu nous en dire plus ?

N : Globalement, autant dans la vie que dans la musique, j’aime les choses simples. Pas besoin qu’on en fasse des tonnes. J’aime la simplicité. C’est étonnant que vous ayez remarqué ça mais ça me fait vraiment plaisir car c’est vraiment ce que j’aimerais que l’on comprenne à travers l’écoute de mon travail.

Pmk : C’est un projet qui a mûri pendant longtemps. Est-ce que tu arrives à le réécouter maintenant qu’il est sorti ?

N : C’est étonnant mais globalement oui. Bon je vais pas vous mentir je ne l’écoute pas tout les jours ahah, je le connais bien assez comme ça. Mais je n’en suis pas dégoûté et ça c’est déjà un bon point pour lui !

Pmk : Ça va faire quelques temps que tu es chez Moose Records, quel regard portes-tu sur le temps passé à leurs côtés ? Comment s’est faite la connexion entre vous ?

N : Que du bonheur. C’est vraiment une belle équipe et ils sont plus qu’un label pour moi. Ils sont devenus de vrais amis avec qui je passe le plus clair de mon temps quand chacun n’est pas occupé de son côté et c’est malheureusement souvent le cas, mais c’est tant mieux ahah. On s’est rencontrés car Julia Losfelt & Andrea se sont réinstallés à Tours. Ils travaillaient déjà avec Katuchat qui est également un ami à moi. On a pas mal discuté au Detroit qui est notre spot officiel pour les grands moments de chill. Puis à force de parler, de passer du temps ensemble, de montrer le travail que j’effectue, les choses se sont faites naturellement. J’ai essayé de leur montrer que j’avais des choses à leur proposer, ça leur a plu et voilà comment les choses ont commencé. Ils m’ont beaucoup motivé et soutenu pour la sortie du 1er EP « No Air ».

Pmk : Il commence à y avoir pas mal de producteurs sur ce label, plus ou moins dans la même veine, quel est ton avis dessus ?

N : J’aime le travail de chacun des artistes présents sur le label. C’est très sincère. C’est la même veine, mais il y a plein de différences c’est ça qui fait aussi la force du label. On est vraiment tous dans le même trip, tout en ayant un regard différent sur la musique. C’est hyper agréable et ça crée un groupe super dynamique.

Pmk : Quels sont tes 5 projets fétiches ?

N : Ryan HemsworthStwoMuraMasaStrayDrake.

Pmk : Le dernier mot ?

N : Un grand merci d’avoir pris le temps de m’écouter, c’est toujours intéressant de partager ce genre de choses. Et merci pour le support !

Big Up Pmk !


Thomas, le 14 Octobre 2015.


 

 

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