Chronique

LA B.O. DES YAKUZAS PAR SKYPIERR

LA B.O. DES YAKUZAS PAR SKYPIERR


Le pays du soleil levant n’est jamais vraiment bien loin et le producteur Skypierr est un émissaire envoyé en mission diplomatique avec pour cadeaux, une beat tape au goût d’une trap survitaminée, aux influences des mangas et des séries d’animation. Sur vingt et une pistes, on rallie le centre-ville et la périphérie de Kyoto en Lamborghini fluorescente, accompagné d’hommes de main, le dos tatoué de la tête aux pieds, le doigt sur la détente. Chaque track regorge de sonorités asiatiques s’entrechoquant comme un règlement de compte entre gangs rivaux, alternant avec des moments de pause musicale aux allures de cérémonie traditionnelle d’enterrement, pour mieux faire le deuil des soldats perdus au combat. La guerre du territoire fait rage et les prods du Berlinois nous plongent dans l’ambiance entre stress et zone urbaine saturée, c’est à croire que le réalisateur Takeshi Kitano n’est pas très loin.

À l’image du clip auto-réalisé, comme un objet d’art contemporain embrouillé entre vidéos et zapping permanent, ce premier volume est surchargé par une atmosphère électrique, nerveuse, prête à rentrer dans le tas au moindre regard de travers.À l’image du clip auto-réalisé, comme un objet d’art contemporain embrouillé entre vidéos et zapping permanent, ce premier volume est surchargé par une atmosphère électrique, nerveuse, prête à rentrer dans le tas au moindre regard de travers.


Thomas, le 31 Juillet 2017.


 

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