Chronique

Sonder, l’ algorithme du cosy

Sonder, l’ algorithme du cosy


Après quelques notes « Into » le premier Ep du groupe Sonder, abat son jeu en poussent le degré de la garce vers un degré autre. Le son se veut soft et atmosphérique, avec une habilité certaine pour des ambiances profondément intimiste, laissant lentement divaguer les pensées au fil du temps sans cap précis. Brent FaiyazAtuDpat souffle tour à tour un vent de fraîcheur, sur les quatre point cardinaux d’une production allant au-delà de la chill en toute béatitude.

Appliquant la même formule déjà présente dans les micros mix lâché quelques moins auparavant, instrumental suave et mélodieux sur une compo minimaliste et vocalise sublimée pour mieux laisser place aux émotions à fleur de peau, telle serra le gimmick de Sonder. Bien cadré, l’art du dosage entre musiques cotonneuses et entrelacement de sentiments ne tombe jamais dans le vide, en arrivant à creuser assez loin pour ne peux pas tomber dans la redondance. Toujours très à leur aise, le trio virevolte entre des prods agréable et douce, timbre de voix fragile laissant un petit fredonnement dans les tympans, sans doute l’ algorithme du cosy dans un salon toutes lumières tamisées. Charismatique du début à la fin, le projet transpire le pedigree de ces pères fondateurs, une simplicité impudique mais terriblement efficace poussant un peu plus loin la mise à nu. Le chanteur Brent Faiyaz décrit lui-même « Into », comme « un reflet de la merde que mon ego ne me permettra pas de parler dans la conversation quotidienne – des relations avec les femmes et la famille à vivre trop vite. » Difficile d’être plus sincère.


Thomas, le 7 Février 2017.


 

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