LATE JUNE & RAINWORLD EP


Après une longue préparation du terrain, le producteur de Auckland poursuit dans sa lignée avec une tape d’un savoureux spleen faisant tomber la pluie et la mélancolie entre les notes de piano dans un roman en slow motion« Rainworld » est le dernier chapitre d’un livre musical donc Late June a composé chaque page. Naviguant habilement entre le lo-fi, chillout et l’ambiant sur un fond de vécu personnel, ce court format est radicalement minimaliste pour garder une émotion sincère et puissante, qui s’échoue sur le rivage d’une rupture sentimentale. Ce jeune compositeur a aligné les tracks les uns derrières les autres après être passé par la case ex-petit copain, utilisant la musique comme une psychanalyse réparatrice en tempo basse altitude. La dernière piste joue le rôle d’un dénouement puissant et fort tel un opéra baroque conçu comme un ensemble cohérent et indivisible avec un sens profond de la modulation et du scènar’ en plaçant des inserts vocaux entre chaque morceau pour cimenter le tout et trouver un équilibre dans une œuvre intimiste. Toujours captivant, l’histoire continue de mener sa barque entre désenchantement et tristesse des mauvais jours, en affichant une maîtrise de bout en bout, construite brique par brique.


Thomas, le 17 Septembre 2017.


 

UN POESIE NOMMEE « THE NIGHTBIRDS »


Le temps d’une poésie, les membres de l’équipe Roche Musique, Wayne Snow, FKJ, Darius et Crayon s’associent pour un verset nommé « The Nightbirds ». Le trois titres s’apparentent à une longue traversée à bord d’une soucoupe volante. Au fil des mesures, on dérive d’étoile en étoile, poussé par le souffle magique d’un chant suave aux intonations flottantes. L’exploration des harmonies commence délicatement  pour finir en extase sur l’anneau de saturne. L’objet non identifié nous fait vibrer avec une traînée d’accords d’un soft sensuel donnant une ambiance abstract bien dosée, qui ravira les plus noctambules d’entre nous. Accrocheurs et spontanés, les garçons livrent une pépite qui donne envie de tout lâcher pour contempler l’horizon du haut de la ville, tempo ralenti pour une promenade de toit en fenêtre, tout semble survoler comme l’air chaud d’un été, transportant lentement une somptueuse fébrilité à chaque boucle.

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Mais le quatuor ne s’arrête pas seulement là : il réinterprète le projet dans une version court métrage d’auteur entre jam session et déambulations nocturnes. Une relecture en slow motion, qui révèle la seconde nature quasi-multisensationnelle, transformant l’écoute en une expérience un peu plus intimiste, pour plus de plaisir. La traversée abyssale devient alors un petit nuage visuel et auditif, qui se vit, s’écoute et surtout se ressent.


Thomas, le 24 Juillet 2017.